Dans un « à propos », il est de coutume de se présenter, de dire “d’où l’on parle”.
Ma petite personne n’a pas d’importance. Disons seulement que tout ce que je crois, pense, espère (ce que les textes publiés explicitent ou tentent de faire), tout s’oppose au monde tel qu’il est et à tout ce qui nous est imposé (avec notre consentement empressé, et il faudrait s’expliquer longuement sur ce point). C’est peu de dire que « je rêve d’un autre monde », comme disait la chanson. Mais s’il ne s’agissait que de “mes” opinions, de “mes” convictions, elles n’auraient aucun intérêt. C’est précisément parce qu’elles ne sont pas “miennes”, parce qu’elles viennent d’un Ailleurs -qui est commun à toustes- qu’elles peuvent avoir quelque intérêt pour vous.
Tout part d’un constat.
Ce monde est malade, oh pas le monde en lui-même bien sûr, mais le monde tel qu’il est devenu à cause de la prétendue humanité qui en plus de se détruire détruit la Terre et les autres êtres vivants, saccageant tout, contaminant tout. Car tout semble aujourd’hui se décomposer, pourrir, : le grand corps malade n’en finit pas de métastaser, de suppurer. Et la prétendue humanité est en responsable et coupable, osons le dire. C’est-à-dire chacun et chacune d’entre nous.
Car personne, je dis bien personne, n’est totalement abruti, endoctriné, conditionné au point de ne pas s’en apercevoir, et nous pouvons tous et toutes, un jour ou l’autre, à certains moments de nos vies, nous apercevoir, prendre conscience que tout est faussé, pipé, truqué.
Et peut-être même que celles et ceux qui le voient le plus sont encore plus coupables de ne rien faire ou plutôt de laisser faire, d’abandonner, de ne pas chercher à renverser la table, même si pour cela il faut être seul, isolé, rejeté, traité de fou.
C’est quand même inouï d’avoir tout sous les yeux et de refuser de comprendre et de continuer à s’illusionner, à s’étourdir, à se rassurer.
C’est trop facile de se dire que de toute façon, l’on ne peut rien faire, car l’on peut faire beaucoup, à commencer par une objection de conscience générale, globale. Refuser et chercher, chercher toujours. C’est vrai que c’est dur, j’ose écrire que j’en sais quelque chose. Mais il y a quelque chose à trouver, ou plus exactement, l’on peut se laisser trouver. Et tout devient possible.
Au fond, l’essentiel de ce que j’essaye de dire est qu’il faut construire un monde, ici et maintenant, en commençant par la base, par des regroupements, des collectifs, des communautés. Je sais bien qu’il y a des gens qui résistent, qui créent, inventent, mais ça ne suffit pas. Il faut construire et bâtir ensemble, ce qui implique de vivre ensemble, de travailler ensemble, autour des mêmes objectifs, pour expérimenter et mettre en œuvre le partage, la mise en commun. Et si ces expériences se rejoignent, alors il deviendrait possible de vraiment changer les choses. Car il reste peut-être encore une chance, et de toute façon, c’est ou tenter quelque chose ou renoncer et participer à la destruction.
Ce que je propose ici, qui peut être vu comme l’une de ces expériences pour construire autre chose, repose sur cet Ailleurs, le Coeur, une Présence, appelez la comme vous voulez. L’on peut penser que c’est une illusion, une projection, l’on pense ce que l’on veut.
Mais s’il y a des gens qui se reconnaissent dans la façon très maladroite, forcément limitée et imparfaite d’exprimer cette Présence, alors qu’ils et elles se manifestent. Nous avons des choses à faire ensemble, ne serait-ce qu’évoluer ensemble et surtout tenter de vivre le fameux « aimez-vous les uns les autres ».
Je rappelle également que les bouteilles à la mer contiennent en principe un message qui demande une réponse ou une réaction lorsque la bouteille arrive à destination. La messagerie de contact est faite pour ça.