théologie de la révolution
Il nous plaît (un peu par provocation mais aussi pour montrer par là que les Eglises et les "religions" n’ont pas le monopole de la théologie) de parler de « théologie de la révolution ».
Il s’agit bien de théologie, dans la mesure où il faut décrire les directions concrètes d’une contestation radicale et d’une révolution non violente, à partir de la relation à Dieu, c’est à dire de la mystique. Mais il ne faut pas jouer sur les mots ni perpétuer les malentendus. Par exemple, par révolution politique, il faut entendre la suppression totale de l’Etat, une mise en place d’une véritable démocratie, et bien sûr la suppression du capitalisme, inséparablement lié à l’Etat. Si une théologie de la révolution n’aboutissait pas à cela, ce serait une supercherie de plus. La théologie de la libération est incontestablement sur la bonne voie, celle d’un monde dans lequel tous pourront partager les biens de la terre et les fruits du travail humain [1]. Il nous semble toutefois qu’elle reste en chemin, et même en retard, notamment sur le plan relationnel, sexuel et familial.
Refonder le Monde
Et si la solution était de fonder des Communautés ?