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L’Etat meurtrier

En commémoration du "jour des morts".

samedi 1er novembre 2014

L’Etat, en tant que tel (et même s’il faudrait développer l’analyse de ce qu’il est, ce qui est impossible ici) est directement responsable de millions de morts à travers le déroulement du temps, de ce que l’on ose encore appeler "l’Histoire".

"Qu’un sang impur abreuve nos sillons", peuvent chanter et faire chanter les élites françaises. Un mort de plus, un mort de trop, dans une manifestation dans le Tarn. Un mort nécessairement envisagé comme possible dès lors que l’on apprend par la voie d’un expert que si une "grenade offensive explose au contact de la personne, l’effet peut être dévastateur [1]." Le même expert sur son site internet nous dit que le maintien de l’ordre n’est pas sans risque. Il faut donc s’interroger sur ce qui conduit à prendre un tel risque. L’usage de la violence par des "manifestants" qui combattent délibérément les gendarmes entraîne manifestement un tel risque, lorsque les "forces de l’ordre" ont reçu l’ordre d’être là.

La violence entraîne la violence, ce n’est pas nouveau. Quitte à décevoir, il faut continuer à soutenir que la violence ne résout jamais rien. Inutile d’insister sur cette évidence.

Mais il y a forcément une responsabilité de l’Etat et des autorités politiques chargées du "maintien de l’ordre" qui savent parfaitement que des opposants violents se trouvent sur le terrain et ce qu’ils viennent y faire. Ils le savent et donc prennent le risque de tuer.
La rhétorique habituelle (la force doit rester à la loi) justifiera toujours aux yeux des étatistes de tout poil ce qu’ils appellent des dégâts collatéraux. En outre, juridiquement le risque est nul, la loi prévoyant l’usage de la force, on ne voit pas pourquoi ils seraient sanctionnés. La responsabilité et la faute sont donc ailleurs.

Elle est dans ce qui permet l’apparition et le maintien d’une "chose" comme l’Etat qui, une fois installée, ne peut faire autrement que multiplier les cadavres, même après la "grande transformation" pseudo-démocratique, comme le montrent les guerres de la décolonisation et tout particulièrement l’Algérie, Madagascar et l’Indochine. Mais pour se débarrasser de l’Etat, il faudra tout autre chose que la violence qui, encore une fois, lui est consubstantielle et lui appartient en propre, ce dont il n’y a pas lieu d’être fier.

A ce propos je suis surpris que même des sites ou des organisations militantes continuent à employer la fameuse expression du monopole de la violence légitime pour qualifier l’Etat ou les forces de "l’ordre" [2]. Parler de monopole de la violence, certainement, mais la qualifier de "légitime" témoigne de l’embrigadement effectué par l’Etat et les élites intellectuelles. A moins bien sûr que le mot "légitime" soit employé par dérision... ce que j’aimerais croire.

Notes

[1"Le Monde" du 29/10/2014

[2Voir notamment un article de "la rotative", Tir de flashball à Blois : un jeune homme perd un oeil, http://larotative.info/tir-de-flash...

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