Refonder le Monde
Et si la solution était de fonder des Communautés ?

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Tout changer, refaire le monde, reprendre tout à zéro, repartir dans d’autres directions

dimanche 17 janvier 2016

Tout changer, refaire le monde, reprendre tout à zéro, repartir dans d’autres directions… cela fait naïf, adolescent soixante-huitard attardé, cela ressemble à certaines paroles de chansons, et pourtant, c’est bien la seule chose qui doit être tentée, il y a là une nécessité absolue. Naturellement, il ne s’agit pas de prétendre que cela se fera en un jour, comme par miracle (ne nous prenez pas pour des imbéciles, par pitié !).

Et ce n’est pas parce que les mots aujourd’hui ne veulent plus rien dire, sont employés à tort et à travers, dans un sens soit dérisoire et pathétique, soit scandaleusement opposés à ce qu’ils devraient impliquer, qu’il faut se priver de leur emploi et le laisser à ceux qui en font un mauvais usage.

Nous nous adressons à ceux à qui nous n’avons pas besoin d’expliquer en quoi le monde fabriqué par les hommes (ces prétendues « sociétés » civilisées, modernes, démocratiques, évoluées….) est totalement irrespirable et inacceptable. Ils le savent parfaitement. Comme ils savent parfaitement que l’humanité n’existe pas encore et qu’il faudrait effectivement tout changer, tour refaire, repartir dans d’autres directions, radicalement différentes. Et nous ne sommes pas inquiets, ils ne nous reprocheront pas d’employer ces mots simples.

Le problème se pose autrement : que faire d’autre, comment s’y prendre, y a-t-il vraiment quelque chose d’autre à faire ?

Si nous vous répondons « oui », vous allez immédiatement vous demander, avec raison, qui nous sommes, nous, pour vous donner nos « solutions » ! Et vous allez vous méfier, vous détourner en pensant : voilà des charlatans, des escrocs ou tout simplement des bouffons.

Aussi, nous aimerions vous dire les choses suivantes (et vous en ferez ce que vous voudrez) :

Refuser d’accepter, dire non, se dire qu’il y a autre chose à faire et à vivre, que l’on ne peut se résigner à accepter ce que l’on exige de nous, que l’on passe forcément à côté de quelque chose d’essentiel, de vital, de central.

Se lancer à corps perdu, sans espoir de retour en arrière, quoi qu’il en coûte, dans la remise en cause générale, dans une insurrection de chaque instant contre tout ce qui forme le monde fabriqué par les hommes, dans une objection de conscience totale, radicale, globale, parce que tout est lié et interdépendant. Et le capitalisme ou les pouvoirs politiques ne sont pas les seuls cibles de cette remise en cause radicale. Il y a deux domaines en particulier que la quasi totalité de ceux qui se disent révolutionnaires refusent de remettre en cause : il s’agit, d’une part, de la famille, du couple, de la filiation, de la parentalité, du genre, et, d’autre part, du sort réservé aux animaux. Or, la famille telle qu’elle est vécue et conçue est à la base même du capitalisme, de l’Etat et du monde tel qu’il est. De même, tant que l’homme se comportera comme un prédateur avec les autres êtres vivants, il ne sera pas homme.

Ensuite, il y a une évidence : pour changer le monde, il faut commencer par changer soi-même (là encore, il s’agit d’une idée banalisée, ridiculisée, rabaissée… et pourtant elle est, dans sa simplicité même, totalement vraie), et cela tombe bien car la seule chose qui dans l’immédiat dépend de vous, c’est vous-même !

Mais ne croyez pas pour autant que ce sont par nos seules forces que nous pouvons nous changer, tel un surhomme ou un nouveau Prométhée. Croire que nous pourrions nous évoluer nous-mêmes est aussi ridicule et vouée à l’échec que la tentative du Baron de Münchhausen qui voulait se soulever de terre en se tirant lui-même par les cheveux !

Alors que faire ?

Pourquoi ne feriez vous pas tout simplement confiance ?

Mais savez-vous ce qu’est la confiance ? Savez-vous ce que c’est que de se donner à ce que l’on ne perçoit pas, que l’on ne touche pas, ne voit pas, si ce n’est comme une espérance, un appel ? La confiance, c’est accepter de croire qu’il y a autre chose à faire, à vivre et que c’est pour cela qu’il faut refuser de rentrer dans le rang, même si l’on ignore où cela nous mènera.

Et ce chemin est rude, parce que nous y sommes seuls ou quasiment seuls ; parce que le monde essaie de nous récupérer, par tous les moyens.

Et c’est précisément cela une démarche radicale. C’est supprimer en nous le monde que l’on rejette.

A partir de là, en suivant cette piste, vous trouverez vous-mêmes les réponses aux questions posées plus haut : que faire, surtout que faire ensemble ?

Tout ce que nous pouvons vous dire est que les réponses existent. Quand vous aurez trouvé, nous en reparlerons. Vous vous apercevrez alors que nous avons les mêmes réponses…

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