Refonder le Monde
Et si la solution était de fonder des Communautés ?

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Brève présentation d’un projet indispensable

dimanche 3 janvier 2016

Résumé pour ceux qui ont besoin d’aller rapidement à l’essentiel...

Pour refonder le monde, nous appelons à fonder des communautés, et pour commencer, car il faut bien commencer, nous appelons à la création d’une première communauté qui regrouperait ceux pour qui il existe :

- une conviction : l’Humanité est à venir, elle n’est pas encore. Le monde fabriqué par les hommes (ou plutôt par ceux qui se croient tels) est d’une redoutable cohérence et tout y est interdépendant. Il provoque inévitablement crise sur crise, entraîne des conséquences abominables dans tous les domaines : guerres, compromis lamentables avec des Etats ouvertement tyranniques, réfugiés jetés sur les routes, réchauffement climatique, contrôles de police au faciès, martyre animal, application inhumaine de règles juridiques iniques et stupides, prisons surpeuplées, immunité constante de la police, inégalités scandaleuses, misère, malnutrition, exploitation et domination des salariés, drames « privés » dans le cercle (vicieux) familial, domination des hommes sur les femmes, sexisme, frénésie consumériste, persécution de tout ce qui est différent, marchandisation croissante de tous les secteurs de la vie, gaspillage et pillage des ressources...
Ces inévitables conséquences ne cessent jamais tout en se transformant en permanence, se déplaçant éventuellement de continent en continent, de région en région, de ville en ville, disparaissant pour un moment pour revenir quelques temps plus tard.

- une certitude : ni l’action politique traditionnelle (la participation aux élections, le réformisme à petit pas...), ni la violence ne peuvent transformer réellement le monde. Il faut partir de la base pour transformer les structures et non pas l’inverse ; sans les transformations personnelles, le monde dans lequel nous croupissons, qui reflète et reproduit les mentalités individuelles tout en les façonnant, se poursuivra, indéfiniment, à moins qu’il finisse par sombrer.

- une espérance ou une évidence déjà là : il y a en chacun de nous une source d’amour et d’unité que l’on appelle Dieu par convention, qui est l’Autre, le Tout proche, "plus nous-même que nous-même" ; un Dieu qui n’a rien à voir avec le Dieu vengeur, le Dieu des armées, le Dieu instituant l’Etat, le Dieu de l’ordre moral… ; un Dieu qui souffre de ce que l’on fait de nous-mêmes et du monde ; un Dieu qui respecte tellement notre liberté qu’il nous laisse la possibilité de le rejeter, de le mépriser, de le combattre…, mais un Dieu qui ne cesse de nous attendre et qui implore de notre liberté que nous lui ouvrions la porte. Et nous pouvons découvrir et entrer en relation avec cette Source, directement, sans les médiations des Eglises, des écritures ou des clergés.

Si cette rencontre se fait, après un cheminement solitaire, terrible, alors elle doit se traduire par un projet révolutionnaire, non violent, communautaire. Elle doit déclencher, par vagues concentriques, une métamorphose des manières de vivre, d’aimer, de penser, de travailler… A défaut, elle ne serait pas authentique.

Plus concrètement, cette Rencontre doit conduire à l’abolition du capitalisme, de la propriété privée, de la volonté de puissance, des Etats, de la « famille », de la quête du « bonheur », du martyre animal (boucheries, abattoirs, chasse, expérimentations…), de toutes les formes de domination et d’exploitation des uns par les autres…, de toutes ces institutions, mentalités et manières de vivre qui anéantissent les personnes en les privant de leur humanité, les avilissent, les aliènent, les mutilent, les désespèrent et les empêchent d’accéder à leur humanité et à leur véritable identité…
Si cette Rencontre n’aboutissait pas à la construction d’une nouvelle Terre, ici et maintenant, alors il s’agirait d’une supercherie de plus.

La première étape qui suit la transformation individuelle (et qui doit lui permettre de se poursuivre) est la communauté au sein de laquelle se vivraient les premières étapes de la transformation radicale du monde : mise en commun des biens, du "travail", des fruits de ce travail, relations affectives, amoureuses, de chacun des adultes avec tous les autres, le couple étant ainsi préservé tout en le multipliant, sans exclure les autres, puisqu’avec chacun des membres de la communauté une relation à deux est également vécue.

Une fois cette première étape atteinte, les communautés entretenant entre elles des relations de coopération étroite, leur association entraînerait une transformation totale de la politique et de l’économie, aboutissant à une démocratie directe et à la disparition du capitalisme, de l’économie de marché, de l’accumulation..., dans le cadre de "pays" ou de "nations" de petite superficie, identifiés par la langue, la géographie, le sol, le climat, ayant une personnalité propre. De même, les rapports avec la Terre et les autres vivants sont appelés à être totalement transformés.

Nous ne pouvons ni ne voulons procéder à une description détaillée du monde à venir, seules les grandes lignes nous sont accessibles.

P.-S.

Si ces quelques mots maladroits vous touchent, vous "interpellent", n’hésitez pas, prenez contact avec nous.
Une précision : ce qui compte, c’est de se mettre en route. Ce qui est résumé plus haut constitue un programme que chacun doit et peut s’efforcer de réaliser, chacun à son rythme, avec ses moyens et ses insuffisances. Et si ce "programme" doit être réalisé, ce n’est pas en fonction d’un diktat venu d’en haut, mais en fonction de ce que vous êtes, seulement de ce que vous êtes.

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